Mon parcours avec les TOC et les phobies d’impulsion

Vingt ans de peur, de lutte intérieure et de reconstruction, pour apprendre à ne plus être gouverné par ses pensées.

Pendant près de vingt ans, j’ai vécu avec des pensées envahissantes, des angoisses intenses et des peurs que je n’osais pas nommer.
 Je croyais être seul, incompris, parfois même dangereux, alors que je savais, au fond de moi, que ces pensées ne me définissaient pas.

Je n’ai pas choisi d’avoir des TOC ni des phobies d’impulsion. Mais j’ai appris, progressivement, à reprendre le contrôle sur ce qu’ils me faisaient croire.

« Vous n’avez pas choisi d’avoir des TOC. Mais chaque jour,
vous pouvez choisir de ne plus leur obéir. »

Avant de comprendre, j’ai longtemps subi...

Mes troubles ne sont pas apparus du jour au lendemain.
Ils se sont installés progressivement, à l’adolescence, dans un contexte de fragilité émotionnelle et de tensions familiales.

À cette époque, je ne savais pas ce que signifiaient les mots TOC ou phobies d’impulsion.
Je ressentais seulement une angoisse profonde, incompréhensible, accompagnée de pensées intrusives qui me faisaient peur.

Après une première crise d’angoisse marquante, les symptômes ont commencé à s’intensifier : le doute permanent, la peur de mal faire, la sensation de ne jamais être totalement rassuré.

Je cherchais à me protéger… sans comprendre que mes comportements alimentaient en réalité le problème.

`"À ce moment-là, je ne savais pas que  ces pensées n’étaient ni dangereuses, ni révélatrices de qui j’étais. Le problème n’était pas le contenu des pensées, mais la manière dont j’y répondais. Des solutions efficaces existaient, même sipersonne ne me les avait expliquées"

Un patient guéri des toc et phobie
Mickael
auteur du livre

il m’a fallu de nombreuses années avant de mettre un nom sur ce que je vivais,

et encore plus de temps pour comprendre comment m’en sortir.

Mettre enfin un nom sur ce que je vivais

Pendant longtemps, j’ai vécu dans une forme d’errance.
Je savais que quelque chose n’allait pas, mais je ne comprenais ni quoi, ni pourquoi.

Je me suis souvent demandé si j’étais simplement trop anxieux, trop fragile, ou incapable de gérer mes émotions.
J’avais honte de certaines pensées, peur d’en parler, et surtout la crainte d’être jugé ou mal compris.

Lorsque j’ai découvert que ce que je vivais correspondait à des troubles obsessionnels compulsifs, ce fut à la fois un soulagement… et un choc.
Soulagement, parce que je n’étais pas seul ni “anormal”.
Choc, parce que je comprenais que ces troubles pouvaient s’installer durablement si rien ne changeait.

« Mettre un nom sur ces troubles n’a pas tout réglé. Mais cela a marqué un tournant essentiel : je pouvais enfin chercher des solutions adaptées, plutôt que de lutter à l’aveugle.’

Comprendre ce que j’avais ne suffisait pas encore.
Il restait à affronter ce que je redoutais le plus… certaines pensées que je n’osais même pas formuler : les phobies d'impulsion

Parmi toutes les formes que peuvent prendre les TOC, les phobies d’impulsion sont sans doute les plus difficiles à vivre… et les plus difficiles à exprimer.

Il ne s’agit pas d’envies, ni de pulsions réelles, mais de pensées intrusives, violentes ou inacceptables, qui surgissent sans prévenir et provoquent une peur intense :
la peur de perdre le contrôle, de faire du mal, de devenir quelqu’un que l’on n’est pas.

Ces pensées sont d’autant plus douloureuses qu’elles touchent souvent ce que nous avons de plus précieux :
nos valeurs, nos proches, nos enfants, notre morale.

Par peur, par honte ou par culpabilité, beaucoup de personnes n’osent pas en parler.
Elles se taisent, se surveillent, évitent certaines situations… et finissent par vivre dans une vigilance permanente, épuisante.

Pendant longtemps, j’ai moi aussi cru que le simple fait d’avoir ces pensées signifiait quelque chose de grave sur moi.
J’ignorais alors que leur présence ne disait rien de mes intentions, mais beaucoup de mon anxiété.

Quand j’ai compris que lutter entretenait le problème

Pendant longtemps, j’ai cru que pour aller mieux, il fallait faire disparaître les pensées, calmer l’angoisse à tout prix et retrouver une certitude permanente.
En réalité, chaque tentative de contrôle ne faisait que renforcer le cercle des TOC.

La véritable rupture est venue lorsque j’ai découvert une autre manière d’aborder ces troubles, notamment à travers la thérapie cognitive et comportementale (TCC).
Non pas pour supprimer les pensées, mais pour apprendre à ne plus leur répondre comme avant.

Ce travail a été long, parfois inconfortable, souvent déroutant.
Il n’a pas supprimé l’anxiété du jour au lendemain, mais il m’a permis de reprendre progressivement une liberté que je croyais perdue.

Avec le temps, cette expérience est devenue plus qu’un chemin personnel. Elle est devenue quelque chose à transmettre.
Un patient guéri des toc et phobie
Mickael
auteur du blog

De l’expérience personnelle à la transmission

Avec le temps et le travail, ma relation aux TOC et aux phobies d’impulsion a profondément changé.
Les pensées peuvent encore être présentes, mais elles n’occupent plus la même place.
Elles ne dictent plus mes choix, ni ma manière de vivre.

Ce chemin m’a naturellement conduit à vouloir mettre des mots sur ce que j’avais traversé, pour aider d’autres personnes à comprendre ce qui leur arrive et à ne plus se définir par leurs pensées.

C’est dans ce cadre que je suis aujourd’hui patient expert, et que j’interviens régulièrement pour parler des TOC et des phobies d’impulsion à partir d’une expérience vécue, concrète et sans filtre.

J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs émissions de télévision, de radio et à des publications de presse, afin de contribuer à une meilleure compréhension de ces troubles encore largement méconnus.
À travers ce site, mes articles et ce livre, mon objectif reste le même : rendre ces troubles plus compréhensibles, moins effrayants, et surtout montrer qu’il est possible de reprendre une place active dans sa propre ve.

Le livre que j’aurais voulu avoir plus tôt

Ce livre n’est pas né d’une envie de raconter ma vie.
Il est né d’un constat simple : pendant des années, j’ai cherché des réponses sans les trouver clairement, ou en les trouvant de manière fragmentée, théorique, parfois anxiogène.

J’aurais aimé avoir entre les mains un livre qui parle vraiment de ce que l’on vit avec des TOC et des phobies d’impulsion.
Un livre qui mette des mots sur les pensées, le doute, la peur… sans dramatiser, sans minimiser, et sans promettre l’impossible.

J’y partage mon parcours, mes erreurs, mes prises de conscience, ainsi que 
les principes et outils issus de la thérapie cognitive et comportementale
qui m’ont permis de retrouver une liberté durable.

Il ne s’adresse pas à ceux qui cherchent une solution miracle.
Il s’adresse à celles et ceux qui veulent comprendre, avancer pas à pas,
et reprendre une place active dans leur quotidien, malgré l’incertitude.

Vous n’êtes pas seul, et rien n’est figé

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est sans doute que certaines choses ont résonné.
Peut-être parce que vous vivez avec des TOC, des phobies d’impulsion, ou parce que vous cherchez simplement à comprendre ce qui vous arrive.

Je n’ai pas écrit ce livre pour convaincre, ni pour rassurer artificiellement.
Je l’ai écrit pour témoigner honnêtement d’un parcours réel, avec ses difficultés, ses doutes, ses rechutes… et les apprentissages qui ont permis d’avancer malgré tout.

« Vous n’avez pas choisi d’avoir des TOC. Mais vous pouvez apprendre à ne plus leur obéir. »
Un patient guéri des toc et phobie
Mickael
auteur du blog

Ce livre n’est pas une fin en soi.
Il peut être un point de départ, un soutien, un repère, pour celles et ceux qui souhaitent reprendre progressivement le contrôle sur leur vie, sans se battre contre eux-mêmes.

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